Montréal, 11 juin 2006 (Sportcom) – Les
escrimeurs québécois ont conclu leur week-end de
compétition sur une bonne note en terminant en huitième
place du Grand prix d’escrime comptant pour la Coupe du
monde par équipe de sabre, dimanche, à Santiago (Chili).
L’équipe canadienne qui était composée
des Québécois Michel Boulos, Pierre-Philippe
Gouin, Philippe Beaudry et Nicolas Mayer
a connu un début de parcours facile après la
disqualification de son premier adversaire, l’Uruguay,
qui a été éliminée pour cause d’équipement non conforme.
Au tour suivant, ils se sont mesuré aux Italiens qu’ils
ont battus 45-42.
« C’était un excellent match pour nous
et je pense que c’était la première fois qu’on les
battait. L’Italie est dans le top 3 mondial depuis
longtemps et tout le monde a très bien tiré, alors nous
sommes extrêmement contents! » a déclaré le vétéran
Michel Boulos, de Candiac, ajoutant qu’il s’agissait de
la première fois que le Canada accédait au top huit lors
d’une compétition de type Grand prix.
Les sabreurs n’ont cependant pu tenir le
rythme par la suite dans les matchs de classement en
s’inclinant contre la Hongrie (45-36), la Russie (45-32)
et la Pologne (45-37). Un total de 20 équipes
participaient à la compétition.
« Ce sont de grosses équipes qui ont des
chances de médailles, a poursuivi Boulos. De battre
l’Italie, c’est très encourageant pour nous, mais par la
suite, nous avons perdu notre rythme. Nous avons connu
une baisse de régime et nous n’avons pas été capables de
remonter, ce qui n’était pas le cas contre l’Italie où
tout le monde a été très fort. Faire un top huit à une
compétition aussi forte montre que nous avons progressé. »
Un retour à la compétition prometteur
pour Pierre-Philippe Gouin
L’épreuve présentée dans la capitale
chilienne marquait le retour à la compétition de
Pierre-Philippe Gouin qui revient d’une longue absence à
la suite d’une hernie discale.
« J’ai passé cinq mois au lit et ça m’a
pris neuf mois au total pour récupérer, a-t-il avancé
Cette fin de semaine, c’était un gros test pour moi et
j’ai fini dans le top 32 à l’individuel et top huit en
équipe, alors c’est de bon augure. Je suis content mais
pas surpris, car j’ai travaillé très fort à
l’entraînement, surtout en musculation. Maintenant quand
je me déplace sur une piste d’escrime, je me sens plus
en contrôle dans mes changements de direction.
« Mon but premier est de revenir en
santé à la compétition. Trois mois après mon hernie, les
médecins m’ont dit que je ne pourrais jamais plus faire
de sport de ma vie. D’être parti de là et d’avoir évité
les opérations et les injections de cortisone, je suis
pas mal content. »
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