Montréal, 9 juin 2006 (Sportcom) – Cinquième et
étonné ! Pierre Mainville n’en revient pas de sa journée à la
Coupe du monde d’escrime en fauteuil roulant de Turin. Le
sabreur de Saint-Colomban a remporté tous ses matchs en tournoi
de poule avant de s’incliner en quart de finale.
« Vraiment, ce qui m’arrive me dépasse,
s’étonne-t-il. Quand j’ai vu que j’étais premier au tableau
(après les matchs de poule), ma journée était faite. J’étais
très excité. D’habitude en poule, j’ai beaucoup de difficulté,
mais là, j’ai gagné tous mes combats. C’est vraiment spécial ce
qui peut m’arriver. »
Autre fait étonnant pour l’athlète, il voyage
seul, une rareté dans son cas. « Le Canada, c’est moi, dit-il,
mi-figue, mi-raisin. En fait, les gens se moquent un peu de me
voir tout seul ici. Disons que je me sens petit dans mes
culottes. On m’oublie parfois et quand je marque des points, on
peut entendre une mouche volée contrairement aux autres athlètes
qui ont droit à des applaudissements. »
En quart de finale, le tireur polonais a eu le
dessus sur lui 15-12, mais à aucun moment de l’affrontement,
Mainville n’a été déclassé. « Dans un match de 15 points (les
matchs de poule ne sont que de 5 points), où il faut que tu
étudies l’adversaire, c’est encore plus difficile d’être seul »,
a souligné Mainville qui ne fait de l’escrime que depuis 2001.
Dimanche, Mainville se battra à l’épée, une arme
qu’il maîtrise moins bien que le sabre. « Mais une arme aide à
comprendre l’autre. D’ici un an ou deux, je devrais être aussi
bon à l’épée qu’au sabre », conclut-il avec confiance.
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Rédaction :
Caroline Larose
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